La pression est souvent sous-estimée par les joueurs de didgeridoo. Quel dommage ! Car elle est l’un des piliers de votre son, et la négliger reviendrait à construire une maison sans fondations.
Qu’est-ce que la pression ?
Il y a souvent beaucoup de malentendus : on ne sait pas vraiment la définir. La pression est le résultat de deux facteurs :
- l’air que vous envoyez à l’extérieur de votre corps, avec vos poumons ;
- l’air que vous retenez à l’intérieur de votre corps, avec vos lèvres, en les pinçant plus ou moins.
La pression, ce sont donc deux forces qui se rencontrent : la force des lèvres, qui retiennent l’air, et la force des poumons, qui envoie l’air dans le didgeridoo. Ce sont les deux molettes de réglage pour augmenter ou descendre la pression.
Qu’apporte la pression ?
Eh bien, j’aurais tendance à dire : tout ! Tout part de la pression. Si on veut un bon bourdon, de bonnes attaques, de bonnes harmoniques, un son globalement joli et qui remplit la pièce, c’est la pression qui va offrir ça.
À l’inverse, une mauvaise pression donne un son qui ne se tient pas, ou un son nasillard.
Trop peu ou trop de pression
Retenez bien ceci :
- Pas assez de pression : votre son a tendance à aller dans les basses. Pincez un peu plus vos lèvres et soufflez un peu plus fort, cela devrait vous aider.
- Beaucoup trop de pression : votre son a tendance à aller dans les aigus, il devient étriqué et nasillard. Vous pincez certainement trop les lèvres par rapport à l’air que vous envoyez.
Pensez bien à ça : la pression est un équilibre entre l’air que vous envoyez (la dynamique du souffle) et l’air que vous retenez (le pincement des lèvres). Si vous comprenez ça, vous avez tout compris !
Un exercice pour trouver la pression juste
- Commencez tranquillement avec votre son de base, celui que vous avez l’habitude de jouer.
- Soufflez de plus en plus fort, sans trop pincer vos lèvres : laissez-les faire, en gardant quand même les joues dégonflées.
- À la fin, le son devient beaucoup plus clair : le niveau de pression est juste.
Dès que vous commencez à entendre les harmoniques, tous ces sons aigus et métalliques, c’est bon signe : votre pression est adaptée à votre didgeridoo.
Plus un didgeridoo est grave, plus il faut être cool et relaxe. Plus il est aigu, plus il faut pincer, et envoyer quand même beaucoup d’air.
La même chose dans un rythme
Dans la vidéo, je joue un rythme avec un niveau de pression assez bas, puis je monte la pression petit à petit : les lèvres se pincent et le rythme s’éclaircit.
Au début, c’est beaucoup plus dans les basses. Quand je commence à pincer, tous les sons aigus, les harmoniques et les attaques deviennent vraiment beaucoup plus clairs. La pression amène simplement ça : la clarté, la puissance du son et la stabilité dans votre didgeridoo.
Pas seulement pour les débutants
On pourrait penser que cette vidéo est faite pour les débutants. Détrompez-vous : beaucoup, beaucoup de joueurs de didgeridoo confirmés ont un niveau de pression un tout petit peu en dessous de leur instrument, et perdent une grande clarté.
On ne fait jamais vraiment attention à la pression, alors que c’est la chose la plus essentielle dans votre jeu. Si vous avez une bonne pression, tout le reste va suivre : pas besoin de faire des tonnes de choses pour faire un rythme qui sonne, ou de jolis sons. La pression, si vous l’avez, c’est gagné.
Pour la suite, du premier son au souffle continu, voyez mon guide pas à pas pour débuter au didgeridoo.





Laisser un commentaire
Vous devez vous connecter pour publier un commentaire.