Il est délicat de se lancer dans le didgeridoo quand on est isolé dans son coin ! Voici les cinq erreurs que la plupart des débutants font au didgeridoo, et que je rencontre en stage depuis des années.
1. Apprendre à jouer de côté
On peut jouer soit de face, soit de côté. Apprendre à jouer de côté, c’est trop bête. Ça va être un peu plus facile peut-être, et encore, ce n’est même pas sûr pour certaines personnes : en fait, c’est un leurre.
J’ai fait toute une vidéo là-dessus, pour vraiment vous encourager à jouer de face. De manière générale, retenez que si vous jouez de face, vous partirez sur de bonnes bases.
2. Démarrer le son en force
Une autre erreur très commune, c’est de démarrer le son du didgeridoo en soufflant super fort, en y allant un peu en mode bourrin, pardonnez-moi l’expression. Il ne faut pas y aller en force, surtout si vous n’avez pas encore compris le placement de vos lèvres.
Très concrètement, dans mon corps, souffler fort au départ, c’est comme si je criais. Il faut juste démarrer tout doucement, tranquillement, avec un petit « ho ».
Vous allez voir que votre son, si vous êtes bien placé, est assez détendu. Il faut quand même être ferme, bien pincé aux commissures : j’en parle dans la vidéo sur la pression. Mais il faut être vraiment décontracté au départ.
3. Vouloir à tout prix le souffle continu
Quand on débute le didgeridoo, on connaît tous ça : on a le souffle continu en ligne de mire, on a absolument envie de l’apprendre. C’est une petite erreur. En fait, c’est surtout le fait de l’adapter dans le didgeridoo tout de suite qui est une erreur.
Travailler le souffle continu sans didgeridoo, apprendre le mécanisme sans didgeridoo pendant plusieurs heures ou plusieurs jours, selon votre aisance, c’est une bonne chose. Ensuite, vous l’adaptez dans le didgeridoo.
4. Souffler en mode canapé
C’est différent de démarrer son son très fort. Ici, une fois que vous avez votre son, c’est de ne pas souffler assez fort. C’est ce que j’appelle souffler en mode canapé.
On souffle pour se détendre, bien sûr. Mais il faut comprendre que le didgeridoo est un instrument basse : sa note de base est vraiment dans les basses. Si je peux prendre une image, le didgeridoo serait plutôt un instrument yin : dans les basses, plein de rondeur, vraiment proche de la terre.
Si vous ne prenez pas une posture yang, une posture droite, et que vous n’avez pas la force en vous de souffler de manière dynamique (on doit sentir que ça fuse), vous allez vous faire manger par ce yin. Vous aurez un son dégoulinant, avec tout le respect que j’ai pour votre son : ça va manquer de dynamisme.
Pensez donc toujours à souffler avec un minimum de puissance. Démarrez en douceur, mais ayez un son assez puissant pour pouvoir construire tout votre jeu dessus.
5. Vouloir bouger tout en même temps
La dernière erreur est aussi très commune, au point que j’en ai fait une vidéo spécialement dédiée : vouloir bouger tout en même temps. Essayer de faire des sons en bougeant la mâchoire, les lèvres, la langue, les joues : ça donne un bazar pas possible.
Au didgeridoo, le but est d’apprendre l’indépendance de tout ça, comme un batteur travaillerait l’indépendance de ses quatre membres. Il faut donc que vous arriviez à isoler chaque organe, et à travailler un organe après l’autre :
- les lèvres ;
- ensuite la langue ;
- ensuite les joues ;
- puis vous les associez, mais seulement une fois que vous avez réussi à dissocier chacun de ces organes.
Le souffle continu, sans mystère
Voilà pour les cinq erreurs que je retrouve très, très souvent chez les débutantes et les débutants au didgeridoo.
Le souffle continu est très concret : si on simplifie les étapes, on comprend assez facilement, et on arrive facilement à l’apprendre. C’est ce que j’ai fait dans ma formation L’art du didgeridoo, qui comporte plus de 140 vidéos. J’en ai tiré les vidéos sur le souffle continu, et je vous les offre : vous allez pouvoir apprendre et comprendre facilement, en quatre étapes, comment maîtriser le souffle continu. J’y parle de ces étapes sans didgeridoo, puis de les adapter dans le didgeridoo.
C’est un instrument assez peu ou mal connu, et il n’y a pas beaucoup de profs. C’est toujours une belle occasion de vous accompagner, au moins pendant sept jours, pour que vous puissiez mieux comprendre comment fonctionne cet instrument.
Pour tout le chemin, du premier son au souffle continu, voyez mon guide pas à pas pour débuter au didgeridoo.






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