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Un rythme de didgeridoo qui groove grâce aux wobbles

Tout est parti d’une question de Victor, sous une vieille vidéo de ma chaîne anglaise. Dans cette leçon, je jouais un petit rythme, et je m’étais laissé emporter… Victor voulait savoir ce que je jouais exactement. Je me suis dit que sa question valait bien une vidéo, et cet article.

Car ce rythme raconte quelque chose de précieux : on peut partir d’une base presque enfantine et, petit à petit, la laisser grandir jusqu’à un vrai groove. Sans changer de rythme, simplement en l’habitant autrement.

Le point de départ : trois respirations et l’harmonique « i »

La base tient en quatre syllabes : « on, on, on, i ». Concrètement, on respire trois fois, puis on lance un « i » à la fin. C’est tout ! Et pourtant, ce motif contient déjà l’essentiel : une pulsation régulière portée par le souffle, et un petit son aigu qui vient ponctuer la phrase.

1
on
→
→
→
2
on
→
→
→
3
on
→
→
→
4
i
→
→
→

Jouez-le plusieurs minutes, tranquillement, avant d’aller plus loin. Plus cette base sera posée, plus les variations viendront facilement.

Une première couleur : l’accent

Aussi, en réécoutant la vidéo d’origine, je me suis aperçu que je glissais parfois un accent sur le deuxième temps… et parfois non !

1
on
→
→
→
2
kouf
→
→
→
3
on
→
→
→
4
i
→
→
→

Cet accent, c’est un KOUF, ce son qui claque comme une caisse claire. Mettez-le ou laissez-le, c’est à vous de voir, mais écoutez comme il change la couleur du rythme. Si vous ne le connaissez pas encore, je l’explique dans cet article sur le KOUF.

Le wobble : trois sons dont l’un est au minimum une respiration

Ensuite, je vous propose de développer les WA.

Et avec ce que je joue tout le temps : les wobbles. Ces derniers sont des sons qui s’enchaînent très vite, ici il apparait sur le deuxième temps, et je le note « WAwa ». Que l’on nomme dans le jargon, avec une certaine logique, un « double WA » !

Son secret ?

On pousse l’air en deux fois : une première fois avec les joues, une seconde fois avec la langue. Deux sons s’enchaînent… mais on ne respire qu’une seule fois.

C’est en réalité le son du souffle continu que l’on coupe en deux. Voilà pourquoi je vous encourage toujours à travailler le wobble avec l’inspire, dès le début : sans elle, ce n’est qu’une articulation !

Mais avec l’inspire, cela devient un wobble (j’en parle dans mon cours gratuit ici) !

Le rythme devient alors :

1
TOH
→
2
TOH
HO
3
TOH
→
4
i
→
→
→

Ici, j’ai même développé le son de rebond, mais si c’est trop complexe pour vous, jouez le rythme sans le « HO », ça donnera alors :

1
TOH
→
2
TOH
→
3
TOH
→
4
i
→
→
→

Développer, sans perdre le fil

Une fois le double WA en place, on peut continuer à s’amuser en ajoutant notre bon vieux KOUF ou TOUF (peu importe la consonne).

Puis je développe aussi le double WA sur la troisième respiration, et je double le i à la fin. À chaque fois, la base reste en arrière fond, comme une rivière qui continue de couler pendant qu’on joue avec les reflets à la surface.

Et ça donne ceci :

1
TOH
→
2
kouf
HO
3
TOH
→
4
i
→
i
→

Bien évidemment, c’est à vous de chercher vos propres variations selon vos habitudes de jeux, vos facilités, vos envies. Il n’y a pas de bonnes réponses, uniquement ce qui vous motive !

Le bouquet final

À la fin de la vidéo, je ralentis volontairement un passage qui mélange des survibrations et des doubles WA. Pour cette partie, je vous laisse chercher un peu, ça vous fera bosser l’oreille !

En revanche, n’hésitez pas à ralentir la vidéo sur YouTube pour le déchiffrer. Car parfois, ça demande du fil à retordre pour trouver ce qui est joué, mais c’est un excellent exercice !

Comment le travailler chez vous

Pour résumer, voici donc à titre d’exemple la façon dont je vous conseille d’aborder ce rythme :

Commencez par la version 1 (ON-ON-ON-I) avec votre didgeridoo, à un tempo lent, autour de 50 battements par minute, en soignant surtout la qualité du son et en laissant de belles respirations bien espacées. Quand vous arrivez à le faire tourner tout seul, ajoutez le kouf. Puis le double WA sur le deuxième temps, lentement, en sentant bien les deux poussées pour une seule inspiration. Et seulement ensuite, montez petit à petit vers 100.

Si vous voulez apprendre les deux grands wobbles pas à pas, ils sont expliqués dans le cours gratuit sur les wobbles. Et pour comprendre d’où viennent les wobbles, et comment chaque souffle continu ouvre ses propres possibilités, c’est tout le propos de ma formation Le secret des 7 souffles.

Bon souffle à vous !

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