Didgeridoo et métronome : le duo indispensable !

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Lors des masterclass que j’anime, je croise beaucoup de joueurs de didgeridoo avec un tempo approximatif. Leur phrasé est bon et bien articulé mais la pulsation vient gâcher ce travail. C’est malheureusement le sort commun des musiciens qui n’ont jamais ou peu travaillé au métronome. Mozart a lui même dit « Le plus nécessaire et le plus difficile dans la musique c’est le tempo. ». C’est dire si le défi est élevé ! Le métronome est un outil parfait pour travailler la pulsation et ça n’est pas un hasard si tous les grands musiciens le recommandent. Malheureusement son aspect contraignant pousse beaucoup de joueur à négliger sa pratique. Voici donc un plaidoyer pour métronome !

Une structure stable

Mais qu’est-ce que la structure ? C’est tout simplement la base de votre rythme, ses fondations. Sans cette armature le rythme n’a aucune chance de se construire et risque de s’effondrer à tout moment. La plupart des joueurs ont appris le didgeridoo sans avoir fait de musique auparavant (à part les cours de flûte au collège mais ça ne compte pas vraiment ;-)) et donc sans notions musicales. Je sais de quoi je parle, je fais partie de ceux-là. Avant d’apprendre le didgeridoo je ne savais même pas taper le tempo en concert. J’étais obligé de regarder autour de moi pour voir comment le public battait la pulsation ! Le tempo n’est donc pas forcément une aptitude naturelle et le métronome nous aide à le développer. Il permet d’ancrer la pulsation en vous.

Repérer le premier temps

Le métronome n’indique pas seulement le tempo de votre rythme mais aussi son premier temps. Le premier temps est l’endroit dans un morceau où tous les musiciens se retrouvent. De là commence les différentes phrases rythmiques, les breaks, les variations, etc. Il est donc essentiel de garder le premier temps toujours en tête pour être cohérent dans son morceau. Le métronome vous aide à le repérer. Donc, en plus de développer votre pulsation, il vous apprend à vous orienter dans ce monde abstrait qu’est la musique.

Plus de liberté !

La musique respire, elle est vivante, elle a besoin de mouvement. Une des peurs du musicien avec le métronome est de se sentir enfermé dans ce clic incessant et de tuer ce mouvement. Mais c’est une peur sans fondement, rien de plus. Au contraire, le métronome vous offre un espace (en créant la structure) et une liberté pour vous déplacer dans cet espace. C’est le classique de l’éducation : laisser trop de liberté à un enfant ne lui rend pas service. C’est bien connu de tous et c’est exactement le même principe en musique. Si vous apprenez à jouer dans un cadre, passés les premiers temps de contrainte, vous vous rendrez vite compte que vous pouvez vous amuser avec ce clic. Vous apprendrez à tourner autour, à mettre vos accents juste avant ou juste après. Vous jouerez plus facilement des contre-temps et repartirez proprement sur le temps. Bref vous apprendrez à vous appuyer sur la rigueur du métronome pour laisser la spontanéité jaillir de votre jeu. Alors du fait de sa rigidité, le métronome développera votre souplesse !

Pour conclure

À moins que vous ne soyez un Aborigène d’Australie ou que vous n’ayez grandi au milieu de percussionnistes africains à la précision rythmique redoutable, vous avez certainement besoin d’une petite cure de métronome ! Bien sûr, il serait contre productif de toujours l’utiliser mais tout pousse à le travailler de temps en temps. Et en prime voici une application gratuite « Pro Métronome » que j’utilise, disponible sur iPhone et Android. Comme ça vous n’avez plus d’excuses. 😉

N’hésitez pas à partagez cet article si vous l’avez aimé mais aussi à faire part de votre expérience du métronome dans les commentaires pour enrichir le contenu ! Bon clic à tous !

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À propos de l'auteur

Gauthier Aubé

Gauthier Aubé

Ami.e.s du didgeridoo bonjour ! Je m'appelle Gauthier Aubé et je suis le fondateur de Wakademy, l'école française du didgeridoo. Si vous vous demandez comment Wakademy peut vous aider à progresser au didgeridoo, je vous invite à visiter cette page. D'ici là, longue vie au souffle ! 💫
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olivier luis
olivier
5 années il y a

Le Métronome, mon pire ami……

Pour ma petite histoire, l’utilisation de ce support / moyen, m’à permis / me permet, de travailler 2 axes essentiels de ma pratique au Didgeridoo….

Le premier axe étant effectivement de constituer une base rythmique stable, qui ne s’égare pas ou s’évapore au fil du déroulement de mes rythmes ou morceaux……même si cette base est évolutive rythmiquement et non hermétique…..

Le deuxieme axe, pour lequel j’utilise aussi le métronome et bien ce sont les points de respirations !
au départ, tempo lent/moyen associé à des phrasés de types : O WA, TO WA, OO WA, ….
En consigne de travail, qu’a chaque 2 e « clic » une respi par ex…..

Evolutif aussi, plus rapide avec des phrasés plus longs : tekewa, teketon, towati,……avec toujours une respi sur le 2e « clic »……

Oliv’

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