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Saviez-vous qu’au Kyūdō, le tir à l’arc japonais, l’archer travaille sa posture pendant des mois, avant de décocher sa première flèche ? Toute pratique mettant en action le corps s’appuie sur une posture correcte. Le didgeridoo n’échappe pas à cette règle. En suivant ces cinq conseils vous serez surpris de voir votre jeu se transformer sous l’influence de votre assise !

1. La hauteur de votre assise

En partant du principe que vous êtes assis, la position idéale est d’avoir vos pieds au sol formant avec vos genoux un angle légèrement plus ouvert qu’à angle droit. Autrement dit votre bassin est un peu plus haut que vos genoux. Cela vous offrira des appuis sur vos deux jambes qui vous seront très utiles. Pour ma part j’utilise un tabouret de batteur qui a l’avantage d’être confortable (tant qu’à faire :-)) et très facilement réglable. Cependant vous pouvez très bien utiliser un simple tabouret dont la hauteur est réglable.

2. L’importance de vos appuis

Une bonne assise provoquera naturellement des appuis plus stables. Vos deux pieds ancrés au sol vont former avec votre fessier un trépied d’une stabilité redoutable ! Au départ la respiration du débutant se situe dans le haut des poumons (au niveau de ses épaules) puis avec le temps et la pratique, elle descend progressivement dans le ventre pour atteindre les fesses. On comprend mieux alors le lien entre l’assise et le souffle ! C’est bien simple : plus votre respiration sera ancrée dans votre corps, plus votre son sera puissant et stable. En contrepartie votre respiration aura besoin d’un socle stable. Il ne restera plus qu’un petit détail pour parfaire votre posture : un très léger basculement de bassin vers l’arrière afin d’ancrer le poids de votre corps votre assise.
Ne bougez plus vous êtes parfait !

3. Votre dos, la colonne vertébrale de votre son

Les pieds au sol, les fesses bien établies, en toute logique nous en venons au dos. Le dos représente votre droiture, il est votre capacité à soutenir le son. Si celui-ci est arrondi alors votre son le sera aussi, votre diaphragme sera étouffé sous la courbe de votre colonne et n’aura aucune liberté pour se mouvoir. Conclusion votre son manquera de puissance et de force. Enfin bref vous vous auto-saboterez ! En revanche un dos droit provoquera un son droit. La pratique de Zazen (méditation japonaise) insiste beaucoup sur la posture et la droiture du dos. Ainsi maintenez votre dos droit et ouvrez votre cage thoracique en plaçant vos épaules en arrière et observez le changement sur votre son.

4. La hauteur et l’équilibre de votre didgeridoo

Votre corps est maintenant en position, il ne nous reste plus qu’à placer votre didgeridoo ! La cloche de votre didgeridoo doit être au minimum à hauteur de votre bassin. Cependant pour bien faire il faudrait au moins atteindre la hauteur de votre diaphragme. Attention au didgeridoo posé au sol, il a deux inconvénients : il développe plus de basses et, si vous êtes assis sur une chaise, votre nuque sera « cassée ».  Si vous le pouvez, trouvez un trépied sur lequel vous pouvez placer votre instrument en équilibre. Il vous délestera les bras du poids de l’instrument et la cloche du didgeridoo placée dans le vide offrira un son plus clair et plus homogène.

5. Être détendu avant tout

Bien sûr toutes les remarques ci-dessus seront bien plus efficaces si vous prenez le temps de vous détendre. Tout joueur de didgeridoo connait bien ça : jouer détendu ou tendu change absolument tout ! Avec la détente, les techniques viennent plus facilement, la respiration est plus ample, le diaphragme plus souple : tout est plus naturel. Prenez donc le temps de relâcher le visage, la gorge, les épaules, les bras, le ventre. À vous de trouver l’équilibre entre une posture dynamique et la détente du corps. Vous gagnerez en fluidité et en légèreté, votre jeu sera plus doux tout en étant puissant… Une main de fer dans un gant de velours. 🙂

Conclusion : S’asseoir est loin d’être anodin !

En observant l’assise, on peut aller jusqu’à deviner le son d’un joueur. Quand je donne mes stages j’étudie beaucoup les postures de chacun, c’est très révélateur de la personnalité du joueur. Ainsi avant même qu’il ne souffle, j’ai déjà de précieuses informations sur son jeu. Regardez par vous même c’est frappant ! Au delà de la posture donc, l’assise représente la manière d’assumer votre son, votre place, ce que vous avez à dire avec votre instrument. C’est accepter pleinement d’être là, ancré ici et maintenant. Assumez votre musique et ce que vous avez à dire !

Si vous avez aimé, n’hésitez pas à partager cet article ou à laisser un commentaire !

Pour aller plus loin : la technique Alexander, une méthode posturale développée pour les musiciens.

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