Ne vous arrêtez plus (au didgeridoo) !

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur pinterest
Partager sur tumblr
Partager sur whatsapp
Partager sur email

Aujourd’hui, je vais vous parler de l’importance de jouer suffisamment longtemps votre didgeridoo. Tout cela dans le but de repousser vos limites !

Si vous n’avez pas le souffle continu

Tout d’abord, si vous n’avez pas le souffle continu, je vous conseille de d’aller jeter un oeil au  cours gratuit de 7 vidéos sur le souffle continu.

Trois raisons pour lesquelles les élèves s’arrêtent de souffler dans leur didgeridoo

Le principal piège que je constate dans mes stages de didgeridoo, c’est  la capacité des débutants à s’arrêter rapidement. C’est-à-dire qu’ils vont jouer quelques secondes et s’arrêter sans trop savoir pourquoi. Quand je leur demande pourquoi, j’ai trois réponses :

  1. Je ne sais pas pourquoi je m’arrête.
  2. Je n’ai pas assez d’air donc je dois m’arrêter pour reprendre l’air.
  3. J’ai trop d’air, j’étouffe je dois m’arrêter.

Raison n°1 : Je m’arrête sans raison

Cet arrêt s’explique souvent par une sensation d’étouffement. Mais ici c’est dans la tête, en effet le corps a suffisamment d’air. Cependant, on a souvent l’impression que si l’on ne s’arrête pas, on ne va pas pouvoir aller plus loin. Dans ce cas-ci, essayez simplement de repousser toujours un peu plus la limite. Sentez comme votre corps est bien comme ça, redescendez dans celui-ci et faites lui confiance. Il saura vous guider.

Raison n°2 : Je manque d’air

Le deuxième cas de figure c’est le manque d’air. Soit parce que vous n’inspirez pas assez d’air au moment du souffle continu, soit simplement parce que vous ne faites pas assez souvent le souffle continu. Les espaces entre les respirations sont alors trop éloignés. Il est donc normal de manquer d’air au bout d’un moment. Retenez bien ça : au didgeridoo il faut jouer un son court et inspirer (un petit peu) très régulièrement. En d’autres termes, inspirez souvent et pas uniquement à la fin de votre phrase.

En revanche, si vous inspirez déjà souvent mais que vous manquez d’air, alors c’est que vous expulsez l’air trop vite avec les joues. Vous jouez alors quelque chose de saccadé et d’un peu sec. Vous avez donc très peu de temps pour inspirer. Dans ce cas-ci, il va falloir expulser l’air de vos joues plus lentement. Je vous conseille vivement de voir (ou revoir) les vidéos sur le souffle continu. Reprenez les premières vidéos dans lequel j’explique comment faire le son (très moche certes !) en expulsant l’air des joues. En expulsant lentement, vous bénéficierez d’un espace plus confortable pour inspirer.

Raison n°3 : J’ai trop d’air

Généralement, la sensation d’avoir trop d’air provient de la manière dont vous respirez. Quand on commence à jouer du didgeridoo, on a tendance à respirer avec la partie haute des poumons alors que c’est la respiration ventrale qui nous intéresse (j’en parle plus dans ma méthode). On va alors chercher l’air au niveau des épaules, le nez fait du bruit, les épaules sont tendues, la respiration est « étouffante ». La sensation d’étouffement ne veut donc pas forcément dire que vous avez trop d’air. Elle provient surtout de la manière dont vous respirez. Dans ce cas-là il faudra respirer avec le ventre.

La respiration ventrale

Pendant la respiration ventrale, votre ventre se gonfle à l’inspire et rentre à l’expire. Vos épaules ne bougent pas. Vous pouvez placer la main sur votre ventre pour mieux comprendre ce principe. Essayez de sentir votre ventre et de ne plus bouger vos épaules. Voici une vidéo de Marc Flandres qui explique très bien le principe. Je ne pourrais pas mieux faire !

Marc Flandres vous explique la respiration ventrale. 🙂

J’espère que ces deux vidéos vous aideront à jouer un peu plus longtemps votre didgeridoo ! Au début, il est normal de ne tenir que 30 secondes. Ensuite, cela deviendra 45 secondes, puis une minute, puis cinq…. Entraînez-vous a inspirer régulièrement et essayez de tenir sur la longueur. Vous allez voir que votre souffle continu va devenir plus souple et plus solide. Vos rythmes s’affirmeront à force de pratique. Faites-vous confiance, il suffit de souffler !

Bon souffle à vous et je vous invite à partager et commenter si cela vous a aidé !

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur pinterest
Partager sur tumblr
Partager sur whatsapp
Partager sur email

À propos de l'auteur

Gauthier Aubé

Gauthier Aubé

Ami.e.s du didgeridoo bonjour ! Je m'appelle Gauthier Aubé et je suis le fondateur de Wakademy, l'école française du didgeridoo. Si vous vous demandez comment Wakademy peut vous aider à progresser au didgeridoo, je vous invite à visiter cette page. D'ici là, longue vie au souffle ! 💫
0 0 voter
Évaluation de l'article
S’abonner
Notifier de
guest
6 Commentaires
le plus récent
le plus ancien le plus populaire
Inline Feedbacks
View all comments
Marcel
Marcel
1 année il y a

Ce premier exercice de respiration me fait penser à une respiration de yoga qu’on appelle kapalabhati.

David Maréchal
2 années il y a

Merci Gauthier, c’est pour ça aussi que le didgéridoo est un instrument anti-stress car il nous permet de transformer la respiration thoracique et respiration ventrale….et ça, ça apaise le stress!!
Merci pour ta vidéo

olivier luis
2 années il y a

Salut Gauthier,

ça va?
Merci pour cette petite vidéo ! j’ai pu observer aussi, que les personnes pouvaient s’arrêter pour deux autres choses : l’une étant « l’erreur »…beaucoup de personnes aussi s’arrêtent dès qu’elles se trompent par ex…et ne reprennent qu’après un temps certain d’explication ou autre….je pense au contraire qu’il faut continuer et essayer de corriger pendant son jeu….et puis il peut, en fonction des personnes, y avoir la crainte d’être jugé/timidité (pas facile de jouer devant quelqu’un) ou bien même si trop long la crainte de ne savoir quoi jouer plus longtemps…. bien sur, entre tout autre chose….bises normandes !

X