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Voilà la nouvelle interview ! Cette fois-ci c’est Julien Doutaz allias Ujazi didgeridoo qui a joué le jeu de répondre à mes questions. Vous y apprendrez notamment comment ce fabricant français est passé de technicien son à fabricant de didgeridoo à la renommée grandissante. En avant pour un parcours qui commence en Nouvelle-Zélande et se termine dans un atelier en Rhône-Alpes à creuser du bois. 🙂

Salut Julien, tu as découvert le didgeridoo en Nouvelle-Zélande. Peux-tu nous raconter comment s’est passé cette première rencontre ?! C’était il y a combien de temps ?

C’était il y a bientôt 7 ans maintenant. À l’époque, je voyageais en Nouvelle-Zélande en mode vadrouille à droite à gauche et je m’étais arrêté depuis quelques semaines dans un petit village du nom de Takaka. Je faisais du Woofing chez un couple où la femme était chanteuse professionnelle et nous étions plusieurs personnes, de nationalité différentes à faire de la musique. C’était une époque très inspirante, créative, pleine de vie et de partages forts, où la musique était omniprésente. Un jour un couple d’Australiens est arrivé avec un môme fantastique de deux ans, une caravane rempli à raz bord de leurs années de voyage et plein de didgeridoos !

Grant était joueur et fabricant. À l’époque c’était un ami d’Adam Henwood (fabricant des Crookedstixz), qui lui avait apprit à fabriquer. Pour moi ça a été une rencontre très forte, humaine d’abord, car je suis resté très proche de ce couple, mais aussi musicale parce que le didgeridoo a vraiment résonné en moi. L’objet et le son. Grant nous en a parlé de façon très « spirituelle », comme d’un objet ancestral, terrestre,  cérémonial, qui porte des messages et des histoires dans sa musique. C’est difficile d’exprimer par les mots la source de ma connexion avec le didgeridoo, c’est empreint de rêves, d’émotions un peu oubliées, d’odeurs de terre, de potager, de sable et de mer… C’est ce que je garde avec moi depuis ces années passées et c’est ce que j’essaie de faire vivre à travers Ujazi Didgeridoo.

Et bien une belle rencontre en effet ! Tu nous parles beaucoup de la manière que Grant a eu pour décrire le didgeridoo. Peux-tu nous en dire plus sur ta propre vision ? Que veut dire jouer du didgeridoo pour toi ? Qu’est-ce que cela symbolise ?

C’est sûr qu’il y a plus d’un instrument de musique dans le didgeridoo. Et que jouer du didgeridoo n’est pas seulement « jouer un morceau de musique ». Jouer du didge, c’est vouloir voyager, s’emmener quelque part, proche ou loin, volontairement ou pas, à l’intérieur ou à l’extérieur de soi, emmener les autres quelque part. C’est aussi méditer, se relaxer, laisser s’exprimer une part de soi primitif. C’est raconter une histoire. Il n’y a pas forcément de signification, juste plein de directions différentes, qui font du didgeridoo quelque chose de complexe et complet.

Il symbolise la créativité et l’imaginaire dans la simplicité ! C’est fou qu’un simple tube puisse apporter autant.

Oui tu m’étonnes ! Et au-delà du didgeridoo, as-tu un lien avec la culture Aborigène ? As-tu fait un saut en Australie depuis la Nouvelle-Zélande pour aller les rencontrer ?


Je suis très sensible à leur culture, leurs croyances, la terre d’où ils viennent et le lien qu’ils entretiennent avec la nature, surtout dans un pays aussi brutalement sauvage que l’Australie, mais je n’ai pas de connexion personnelle avec des Aborigènes. Je ne prétends pas non plus fabriquer des didgeridoos comme ils le font, ni même jouer de façon traditionnelle.

Je suis allé en Australie par la suite, 2 ans après avoir découvert le didgeridoo, mais ce n’était pas un voyage orienté didgeridoo et culture Aborigène. Nous avons visité des sites aborigènes et j’ai rapporté un didgeridoo de là-bas, mais c’est tout.
On peut dire que j’ai principalement accroché avec le didgeridoo.

Tu es joueur de didgeridoo mais surtout fabricant. Peux-tu nous en dire plus là-dessus ? Tu fabriques des didgeridoos depuis combien de temps ? Qu’est-ce qui t’as attiré dans ce métier ?

J’ai fabriqué moi-même mon premier didgeridoo : un Do# en spirale en pin de Nouvelle-Zélande. Quand j’ai découvert l’instrument, je me suis dit : il faut absolument que je demande à Grant de m’aider à en fabriquer un pour que je rentre avec en France ! Ca a été ma première expérience de fabrication et de ponçage intensif.

Je fabrique depuis 2011, mais j’ai joué pendant presque 1 ans et demi sur ce premier didgeridoo avant de me remettre à en fabriquer d’autres. Et c’est vraiment à ce moment-là que je me suis lancé dans la fabrication. C’était en 2013.

À l’époque j’étais technicien son, dans le spectacle vivant, et je brassais beaucoup, beaucoup de matériel très sophistiqué. J’ai ressenti le besoin de revenir à quelque chose de « plus simple », de plus naturel. Et travailler le bois m’est apparu comme une évidence.

Je ne pensais pas les vendre, ni faire des notes différentes pour avoir plus d’option de jeu, ni même les montrer à d’autres joueurs. D’ailleurs, je ne connaissais pas d’autres joueurs, je ne savais rien de la communauté didgeridoo en France ou en Europe.
Bref, ce qui me plaisait était juste l’idée de travailler le bois (ce que je n’avais jamais vraiment fait) et de fabriquer un objet de mes propres mains.

Bien sûr, comme tu peux l’imaginer, ça n’a pas été simple pour m’installer ! J’étais en centre-ville de Lyon, il a fallu trouver un lieu pour faire ça, du bois à travailler, un peu d’outillage. Ca a été compliqué et j’ai cru que je n’arriverais pas à en re-fabriquer un. Surtout que je n’ai pas fabriqué de didgeridoo droit, classique, tout de suite. Mais quand ce « premier » didgeridoo a enfin sonné (c’était un ré bâtard), et que tout mon entourage m’a dit que c’était dingue ce que j’avais réussi à faire, je me suis dit que j’allais continuer. Ensuite, le second a été plus facile à faire, et ainsi de suite…

Depuis ces premiers essais, la fabrication de didgeridoo est devenue ton travail. Entre fabriquer pour soi sans connaître personne et vivre de la fabrication il y a un monde ! Pourrais-tu nous expliquer comment tu as fait ? Est-ce que tu vis uniquement de la fabrication ou bien proposes-tu d’autres prestations à côté (cours, animation..) ?

J’ai d’abord fabriqué des didgeridoos en parallèle de mon métier de technicien son. J’étais sur un rythme d’intermittent et cela m’a offert la possibilité de pouvoir me consacrer au didgeridoo régulièrement. J’ai vite eu d’excellents retours sur la qualité de mes instruments et ça m’a encouragé à travailler pour que chacune de mes pièces soit meilleure que la précédente. J’ai réussi à en vendre quelques-uns et puis un peu plus et puis j’ai quitté mon poste dans un théâtre pour déménager et suivre ma compagne. Je ne savais alors pas exactement ce que j’allais faire.

À ce moment là j’ai décidé de voir si je pouvais vivre uniquement de ma fabrication de didgeridoo. Ca fait maintenant 2 ans et demi et la réponse à l’air d’être oui, à peu près hahaha.
Je ne fais pas que fabriquer, même si c’est la plus grosse part de mon activité. Je propose aussi des animations, des cours particuliers, des ateliers et je donne quelques concerts.

Un des nombreux didgeridoos fabriqué par Julien.

Oui, c’est vrai qu’il faut savoir souvent se diversifier pour vivre du didgeridoo ! Au niveau de la fabrication, il existe aussi de nombreuses façons de faire des didgeridoos. Pourrais-tu nous expliquer ta façon de procéder ? Est-ce que tu fais tout au feeling ? Te sers-tu du logiciel DidgMo ?

Je fabrique mes didgeridoos avec la technique du « sandwich » (je n’aime pas dire ça, je trouve ce nom complètement nul). Contrairement à nombre de fabricants, je ne travaille qu’avec des planches de bois, et non avec des branches que je coupe en deux pour les recoller ensuite.

Cela vient d’abord du fait que c’était une nécessité pour pouvoir faire des didgeridoo avec les formes que j’avais en tête. Et puis c’est ce que j’ai découvert en premier. Je me procure donc de grandes planches de bois brutes que je retravaille entièrement pour créer l’intérieur et l’extérieur du didgeridoo en lui donnant la forme que je souhaite. Cela offre une liberté totale, mais il faut donc créer le tout à partir de rien, ce qui n’est pas des plus évident.

Je me suis lancé dans la fabrication en n’ayant même pas en tête le fait qu’un tube « trop » court me donnerait une note « trop » aiguë et injouable, c’est pour te dire ! Je n’avais rien calculé, rien imaginé comme caractéristiques sonores, tout ce que je voyais, c’était la forme de saxophone ou de symbole maori que je voulais obtenir. J’ai donc eu des surprises, bonnes et mauvaises.

Au fil de mes essais j’ai progressé en essayant des choses à chaque fois : plus long, plus court, plus large, plus étroit, plus gros. Et j’ai longtemps oublié de noter mes résultats, mais je les stockais dans ma tête, dans les lèvres, dans mes mains en maniant mes outils.

Je procède toujours ainsi d’ailleurs : j’essaie des choses pour mettre en évidence des principes généraux. Ca me permet ainsi de fabriquer n’importe quoi, car je sais qu’en modifiant telle ou telle chose, je vais me diriger vers telle ou telle caractéristique. Et plus le temps passe plus j’affine ces connaissances et gagne en précision. C’est un exercice passionnant et nous avons la chance en tant que fabricant de didgeridoo de travailler sur un instrument où il reste encore beaucoup à faire et à découvrir. 
Je n’utilise pas vraiment DidgMo ou de logiciel de modélisation, ou alors de façon vraiment occasionnelle, pour quelque chose de bien précis et souvent avec des valeurs caricaturales. Je trouve que c’est un outil qui peut être fantastique et j’en viendrais peut-être à plus l’utiliser, mais ce n’est pas là où j’ai envie de mettre mon énergie quand je fabrique.

Tu peux nous en dire plus sur les différentes étapes de fabrication ?

Je commence par sélectionner mes bois chez mon fournisseur, des bois parfaitement secs et qui sont adapter pour les didgs que j’ai en tête ou que je sais qu’on pourrait me demander.

Je dessine ensuite mon patron sur mes planches de bois, je dégrossis légèrement la forme extérieure, ce qui sera impossible ou trop galère à faire précisément après le collage, ensuite je creuse à l’identique chacun des deux cotés. Puis après de nombreux tests, je colle les deux parties. Je façonne alors l’extérieur du didgeridoo un peu plus précisément, je m’occupe ensuite de l’embouchure et de l’accordage. Ces trois étapes peuvent varier d’un didgeridoo à l’autre et se faire dans des sens différents en fonction de ce que je veux, ce que j’entends.

Enfin, quand tout est collé et que le didgeridoo est accordé, il faut poncer, poncer, poncer et encore poncer. Et quand tu as fini de poncer, c’est bien de poncer encore. Puis je m’occupe de la finition extérieure. Bien sûr, ces étapes ne se font pas toutes dans la foulée, il y a des temps d’attentes plus ou moins long après les collages ou certaines étapes de travail, pour que le bois puisse travailler, bouger et se déformer comme il le souhaite si nécessaire. Ca m’arrive d’oublier un didge pendant plus d’un mois avant de le reprendre !


Julien Doutaz en pleine fabrication ! L’artillerie est sortie. 🙂

Au niveau des bois, quelle est ta préférence, du bois local ? Exotique ? D’autres matériaux ?

Je n’ai pas de réelle préférence. J’utilise principalement des bois français et locaux, du frêne, du merisier, de l’érable, du noyer, de l’orme, de l’olivier, du poirier, du tilleul, du buis. Ca me plaît de savoir que ce sont des bois proches de moi. Je ne cherche pas à faire des didgeridoos en eucalyptus d’Australie. De toute façon, je ne possède ni termites, ni racines aborigènes. Mais j’utilise aussi parfois des bois exotiques, pour varier, aller chercher d’autres textures, d’autres couleurs et look. J’aimerais quelques fois en travailler plus, mais pour moi ce n’est pas spécialement facile à se procurer et nos essences indigènes sont suffisamment fantastiques et variées pour me satisfaire.

J’ai cependant mes essences préférées en fonction de ce que je veux réaliser comme didgeridoo et quelles spécificités je veux donner. Chaque bois apporte des choses différentes dans le son : de la chaleur et de la rondeur dans le bas médium, ou bien des aigus plus « croustillant » par exemple.

On parle aussi beaucoup d’utiliser des bois denses pour faire des didgeridoos, mais j’aime aussi explorer ce que peuvent donner des bois plus légers et qui vibrent plus. Après tout c’est ce qu’on cherche : les vibrations. Par contre je suis très attaché au fait de ne fabriquer mes didgeridoos qu’en bois. C’était mon envie de base, pour rester près de l’instrument que j’avais découvert à l’origine, et je reste fidèle à ça.

Chaque fabricant à ses spécialités et développe des didgeridoos avec ses qualités propres. Si tu pouvais citer trois qualités de tes didgeridoos, quelles seraient-elles ?

C’est une question difficile… Ce n’est pas évident de mettre ca en avant soi même. Je parlerais d’abord de la largeur de la colonne et de la stabilité du bourdon. Certains de mes didgeridoos ont une colonne d’air assez large (bien supérieur à 4 cm après l’embouchure). Ils offrent une basse très stable qui permet un jeu sur les harmoniques tout en finesse. C’est ce que j’ai cherché à développer le plus. Ensuite, je pourrais citer la richesse harmonique. Là encore, c’est ce que je travaille à enrichir le plus. J’aime les didgeridoos riches et peu compressés. Je veux qu’on puisse entendre une multitude d’harmoniques bien définie quelle que soit la hauteur du bourdon.

Et je peux aussi parler du look de mes instruments, le design et la finition. Je mets beaucoup d’énergie à créer des objets visuellement intéressants. C’est ce qu’on me renvoie souvent quand une personne découvre mes didgeridoos.

Fabriques-tu des didgeridoos sur-mesure ?

Oui je fabrique sur-mesure. De plus en plus et ca c’est vraiment top. Et l’objectif sera de ne faire que ça. Je l’ai tout de suite proposé et mis en avant dès le début du projet Ujazi Didgeridoo, car c’est ce qui me motive avant tout : créer LE didgeridoo que la personne désire à ce moment-là de son exploration. Dans le but de répondre le mieux à ses attentes, ses envies, ses besoins et lui proposer un didgeridoo qui pourra l’accompagner et le faire progresser.

De mon côté, cela m’apporte plus de challenge et ça me fait progresser en tant que fabriquant. Il arrive que j’ai des demandes pour des choses différentes de ce que j’aurais fait naturellement. C’est ce genre de demandes qui m’intéresse le plus. Ça, et la pression de ne pas décevoir !


Un Ujazi didgeridoo aux formes qui changent.

À l’évidence, fabriquer un bon didgeridoo demande beaucoup de savoir-faire et de recherche. Si tu avais un conseil à donner à celui qui souhaiterait tenter l’aventure, ça serait lequel ?

Je dirais qu’il faut surtout commencer sans se prendre la tête. Se dire : « Tiens, mes parents, une amie ou un voisin, possèdent quelques outils pour travailler le bois, j’ai un peu de temps et ca m’intrigue, je vais essayer de me fabriquer un didge pour voir ».

Ca permet de comprendre plein de choses et d’aborder le jeu musical d’un point de vue totalement différent. C’est une question de plaisir d’abord. Sinon, c’est voué à l’échec. Je ne dis pas qu’il faut renoncer à la moindre difficulté, c’est évident que non. En effet, il y en aura, mais il ne faut pas se mettre la pression.

Quant à fabriquer beaucoup, à destination des autres, ça arrive après je pense. Et là, on rentre dans quelque chose de plus compliqué et plus prise de tête hahaha.

Mais si on a quelques outils, de la colle, une branche d’arbre, un peu d’imagination et qu’on est un peu débrouillard, on peut réussir à faire un tube qui donne un bourdon pas trop dégueulasse, voir très intéressant. Mais il ne faut pas croire que ca va faire rentrer un salaire de jeune polytechnicien dynamique tous les mois. Ca se saurait sinon.

Ahah oui, tu m’étonnes, tout le monde feraient des didgeridoos. Mais ça pas demain la veille ! Aurais-tu une anecdote à partager autour de ton parcours de fabricant / joueur de didgeridoo ?

Oui, j’en ai une qui m’a beaucoup appris. Pendant longtemps, j’ai dû batailler pour avoir un endroit où fabriquer. Je faisais beaucoup de trajets avec le matos et le bois dans la voiture. Puis j’ai fait une série de trois didgs et là, j’ai passé un cap. Le dernier des trois était un Do, le plus abouti. J’y avais passé un temps de dingue. J’en étais très fier. Le soir où j’ai eu fini les derniers passages de ponçage, je l’ai fait tomber de la voiture en le sortant. La cloche est venue fortement taper par terre et le didg s’est fendu sur une bonne moitié de la longueur. Je te laisse imaginer le sentiment que j’ai ressenti…

Bref, j’ai du tout le reprendre et étant donné la fragilité provoquée par la chute, je n’étais pas du tout serein pour le vendre. Je l’ai donc gardé pour moi. Au final, ce didg me suit toujours aujourd’hui. Il me sert à jauger tous les nouveaux didg que je fabrique, je les compare à lui. C’est un didg fantastique, que je connais par cœur.

Tout ça pour dire qu’on apprend énormément de ses erreurs. Il suffit de les accepter et s’en servir pour progresser et s’améliorer.

La cloche d’un Ujazi-didgeridoo

 

Comment vois-tu ton avenir de fabricant ? As-tu des projets particuliers pour l’avenir ? Un concept de didgeridoos révolutionnaire ?!

Je réfléchis souvent à ça. Il faut entretenir la passion et l’envie. Je laisse un peu faire les choses pour tout te dire. Je sais que je veux continuer sur la même lancée : proposer des didgs classiques ou originaux, mais toujours d’excellente qualité. L’idée de développer le sur-mesure me plaît beaucoup.

J’aimerais aussi avoir (ou prendre) plus le temps de travailler mon jeu, car je pense que c’est essentiel pour développer des didgeridoos encore meilleurs.

Le didgeridoo évolue beaucoup et une des directions majeures semble être les didgeridoos accordables, démontables, coulissants. Il y a beaucoup de collègues qui proposent des choses superbes et développent même de nouveaux instruments (le Korn Bass, par exemple). J’aimerais essayer d’apporter ma pierre à l’édifice. Je suis assez attaché au didgeridoo en bois, en une pièce unique, c’est ce que j’aime par dessus tout, alors je m’attelle à trouver un concept qui me convienne et qui soit assez fidèle à cette idée de base… Ça n’est pas facile, mais j’ai des pistes. À suivre donc.

Enfin, pour finir, si un joueur souhaite découvrir et / ou essayer tes instruments, que doit-il faire ? Ou peut-il les essayer ?

Tout d’abord, il y a mon site internet, Facebook et Youtube avec des photos et des vidéos de mes didgs. J’ai aussi des instruments disponibles chez Didgeridoo Passion ou chez Didgeridoo House. Et puis, il y a les festivals. Cette année, j’aurais un stand au festival Nomadidge et au Rêve de l’aborigène. Et pour les plus motivés, il est possible de venir directement chez moi près de Lyon pour essayer les didgeridoos et discuter de cet instrument extraordinaire.

Merci Julien d’avoir pris le temps de répondre à toutes mes questions. C’est toujours inspirant de lire le parcours d’un passionné et je suis sûr que ton parcours en motivera plus d’un(e) ! Pour tous ceux intéressés par les didgeridoo de Julien, vous pouvez le retrouver à tous les endroits cités juste au-dessus ou bien prendre contact directement avec lui via son site. À bientôt les souffleurs ! 

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