Une question ? Contactez Gauthier : +33 6 52 04 37 48 contact@wakademy.online

Avez-vous déjà remarqué que des tribus sonores habitaient votre didgeridoo ? Et qu’il était possible de marcher à leur rencontre grâce à deux appuis que sont l’intuition et l’intellect ? Nous n’avons rien à envier aux Seigneurs des anneaux ! Dans chacun de nos didgeridoos vivent de nombreuses créatures. Partez à leur rencontre, découvrez des sons et des paysages encore inexplorés. Dans une telle perspective, le didgeridoo vous dévoilera ses clans acoustiques gardés encore secrets, ces peuples du son à la grande sagesse. Et ce, alors même que vous n’aurez rien demandé. Tout viendra à vous. Si vous commencez par le bon pied…

Le premier pas : l’émerveillement par l’intuition

Vous êtes prêts à faire le premier pas ? À vous lancer sur un chemin encore inconnu ? À explorer une jungle épaisse ? Ou encore à affronter cette plaine s’avançant jusqu’à l’horizon ?
Alors il vous faudra attaquer votre parcours du bon pied : celui de l’intuition. Car dans cette première étape, votre unique but est de vous promener. Laissez-vous porter par la découverte des paysages tout en vous émerveillant face à la faune et la flore locale. Pour accomplir une telle mission, votre intuition est la meilleure méthode qui soit. Car celle-ci ne juge ni n’analyse. Et rien ne vaut la simplicité du cœur pour provoquer la rencontre.

“L’intuition est la grande voix de l’inconnu vers lequel nous pousse notre destinée.” Minou Petrowski

Bienvenue donc dans le fabuleux monde intérieur du didgeridoo. Votre monde intérieur.

Dans cet univers encore vierge, vous allez y découvrir de nombreux sons et d’étranges techniques. Chacun s’étant organisé en communauté. Vous observerez des harmoniques, aériennes comme des aigles majestueux planant dans le ciel. Vous resterez sous le charme devant les WON massifs et lents tels des troupeaux éléphants. Les petits wa sautillants vous amuseront, tandis que la douceur des sous-vibrations vous apaisera.

Grâce au premier pas de l’intuition, tous ces sons encore sauvages oseront s’approcher de vous. Il vous faudra retrouver votre âme d’enfant pour arpenter ces voies de traverse. Souvenez-vous, apprenant à parler, vous ne cherchiez pas à comprendre les mécanismes du langage. Vous aviez simplement reproduit ce que vous entendiez, en vous basant sur votre écoute, votre observation et vos sensations.

Au didgeridoo, ce sont les mêmes mécanismes qui entrent en jeu.

Si vous ne savez pas où aller pour découvrir des paysages, laissez faire le premier pas de l’intuition. Il vous indiquera la direction. Le mouvement est lancé et le chemin se dessine. Mais si vous voulez l’arpenter, il faudra laisser votre prochain pas équilibrer votre démarche.

Le deuxième pas : comprendre grâce à l’intellect

Après avoir entamé le chemin en posant le pied de l’intuition, il vous faudra engager l’autre jambe, celle de l’analyse. Pour ce faire, vous aurez besoin de deux outils : l’observation et l’intellect. Ces deux supports sont si précis qu’ils vous permettront d’apprendre tous les mécanismes de chaque son apprivoisé.

“C’est avec l’intuition que nous trouvons et avec la logique que nous prouvons .” André Poincaré

Vous arrivez à jouer un son sans forcer ? Et vous pouvez le reproduire à volonté ? Alors vous êtes sur la bonne voie ! Ce sont là de précieux indices qui vous montrent que vous l’avez apprivoisé ! Il est donc temps de découvrir comment fonctionnent ses mécanismes et ses habitudes. Car si se familiariser avec une technique est déjà un très bel apprentissage, connaître sa personnalité en enrichit l’expérience. Observez d’où provient ce son : langue ? joue ? gorge ? (Lire : Êtes-vous prêt à écouter votre didgeridoo ?).

Paysage avec des hommes faits de rouages

Ainsi vous découvrirez que chaque son à ses préférences. Chacun d’entre eux se développera dans un environnement bien précis. Vous découvrirez que les WON sont tranquilles, qu’ils aiment prendre leur temps. On pourrait dire que ce sont les Wombats du didgeridoo ! Alors que les wa, bien plus petits, sont beaucoup plus vifs et dynamiques, comme le serait un petit rongeur. Ils seront donc adaptés à un jeu rapide.
C’est pourquoi plus vous aurez appris à connaître leur caractère respectif, plus vous serez à même de respecter ce qu’ils aiment et de faire avec eux, plutôt que contre eux. Comprendre les habitudes de chaque son, c’est leur donner la chance de s’épanouir dans votre jeu.

Le risque de l’attachement : restreindre la découverte

Cependant, je me dois de vous mettre en garde ! Bien qu’en parcourant le chemin, vous utilisiez vos deux jambes, celle de l’intuition et l’autre de l’analyse, il existe un risque : l’attachement.

En apprivoisant les sons et les lieux, vous commencerez à vous y attacher. Bouddha, Jésus et tous les grands maîtres ont parlé de l’attachement. Ce mécanisme se faufile en toutes choses et nous piège souvent. Le didgeridoo n’échappe pas à cette règle.

Il est donc très probable qu’en partageant la compagnie des WON, vous finissiez par y construire votre habitat. Vous passeriez alors de nomade à sédentaire. Ceci n’est pas grave en soi et cela paraît plutôt naturel de vouloir poser ses bagages un jour ou l’autre. Cependant, l’esprit sédentaire comporte un risque : s’enfermer dans ses habitudes. Il vous faudra donc rester vigilant pour continuer à vous émerveiller d’une harmonique qui passe dans le ciel. Parfois même, prenez vos deux jambes et allez vous balader sur les terres inconnues qui vous entourent encore.

“Libre qu’il est de tout attachement au passé et de tout souci pour l’avenir, l’enfant s’exprime pleinement.” Amma

L’attachement à certaines tribus sonores est un des mécanismes dans lequel nous tombons tous. Dans ce contexte, notre but est de nous laisser porter vers la découverte. Permettant ainsi d’étendre notre attachement, non plus uniquement à ce qui nous est familier, à notre clan, mais bien d’élargir le cercle au monde qui nous entoure.
Et même si la compagnie des WON est très agréable, je peux vous assurer qu’il est parfois bon d’aller passer du temps avec les wa et se nourrir de leur joyeux caractère !

Une ouverture sur le monde

Une fois que vous aurez découvert suffisamment de sons et de paysages, vous serez capable de développer tout un monde. Vous en connaîtrez les coins secrets, comme la crête d’où l’on surplombe la vallée ou cette grotte dans laquelle il fait toujours frais, même en été. Mais quelque chose au fond de vous ne sera pas comblé. Vous vous rendrez compte qu’un tel monde n’a qu’une seule vocation : être partagé.

C’est pourquoi le jour venu, vous pourrez y faire venir des amis, de la famille et même un large public. De cette façon, vous serez à même de recevoir vos invités et de les faire voyager dans ce monde qui est le vôtre. Vous leur présenterez des sons avec lesquels vous avez lié des amitiés. Ils s’étonneront de la force de caractère de certains, du côté léger d’un autre ou encore de la pureté d’un troisième.
Et qui sait… Peut-être même que vous serez surpris d’entendre certains sons qui, piqués de curiosité, pointeront le bout de leur note face à ce nouveau public venu les écouter.

Conclusion : faites vivre votre monde intérieur

Marchez, découvrez, explorez, et tâchez de maintenir le fragile équilibre entre intuition et analyse. Le premier pas intuitif donnera la direction, puis viendra le second, animé par l’intellect et sa fine observation. L’un n’allant pas sans l’autre. En ne prenant qu’un des deux, vous tournerez en rond… sur vous-même. Mais si vous alternez ces deux états, le chemin se fera progressivement, tout en douceur. Il ne vous restera plus qu’à déjouer les filets de l’attachement qui tenteront de vous retenir vers un monde familier.

Alors cher ami joueur, es-tu prêt à apprivoiser de nouveaux sons ? À apprendre la magie du monde du didgeridoo ? Et à parcourir de nouvelles contrées ? Le chemin est devant toi, toi seul peut l’art-penter !

Et que vive Gandalf ! 😉

Partagez, commentez, c’est très encourageant ! Merci !

Pin It on Pinterest

Share This
X