Pourquoi le monde entier se contrefout du didgeridoo 🙄

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur pinterest
Partager sur tumblr
Partager sur whatsapp
Partager sur email

À l’heure oĂč j’Ă©cris ces lignes, le didgeridoo reste un instrument anecdotique. Dans le meilleur des cas, il est mĂ©connu. Dans le pire des cas, mal connu et connotĂ© de nombreux prĂ©jugĂ©s. Mais au-delĂ  de ces deux cas de figures, force est de constater que notre tube prĂ©fĂ©rĂ© n’attire pas l’intĂ©rĂȘt du grand public. Loin de moi l’idĂ©e de fustiger cette « masse inculte » qui ne saurait apprĂ©cier les qualitĂ©s d’un instrument gĂ©nial mais incompris. C’est plutĂŽt vers nous-mĂȘme, joueuses et joueurs de didgeridoo que mon propos s’oriente. Le didgeridoo a Ă©voluĂ© certes. Mais il reste encore un long chemin Ă  parcourir pour le rendre intĂ©ressant… Et c’est exactement de cela dont j’aimerais vous parler. Bonne Ă©coute !

Abonnez-vous et soyez au courant des prochains Ă©pisodes !

Google Podcast (Android)
Apple Podcast (iPhone)

Quelques ressources sur le didgeridoo

‱ 10 groupes aborigĂšnes qui mĂ©langent du rock, du reggae et mĂȘme de la country 🎾 !
‱ Cagnotte : soutenez NomaDidge pour une troisiĂšme Ă©dition
‱ Didgeridoo et mĂ©tronome : le duo indispensable !

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur pinterest
Partager sur tumblr
Partager sur whatsapp
Partager sur email

À propos de l'auteur

Gauthier Aubé

Gauthier Aubé

Ami.e.s du didgeridoo bonjour ! Je m'appelle Gauthier AubĂ© et je suis le fondateur de Wakademy, l'Ă©cole française du didgeridoo. Si vous vous demandez comment Wakademy peut vous aider Ă  progresser au didgeridoo, je vous invite Ă  visiter cette page. D'ici lĂ , longue vie au souffle ! đŸ’«

On continue la lecture ? đŸ€—

30 réponses

  1. Salut Gauthier,
    Un peu en retard mais je tenais tout de mĂȘme Ă  saluer ta sincĂ©ritĂ© et le courage d’aborder une si importante question que beaucoup se pose (ou pas) ou que le grand public nous pose
.

    Pour l’ensemble de ce que tu Ă©voque , je suis assez d’accord que bien souvent lorsque j’Ă©coute du didge cela est parfois ennuyeux et redondant
.
    Juste pour apporter une petite pierre, je crois qu’il faut aussi donner du sens Ă  ce que l’on joue
.par ex, hors impro, j’Ă©cris mes morceaux
.en ce sens que j’aborde chaque nouveau son, rythme ou morceau comme une chanson Ă  venir
.

    Alors j’utilise l’Ă©crit comme base , support Ă  dĂ©velopper une introduction, un dĂ©veloppement, des refrains, une conclusion 
., afin de me comprendre, de ne pas m’Ă©garer aussi, donner du sens afin que l’autre aussi puisse comprendre ce que je joue
.

    Au delĂ , qu’il reste beaucoup de travail, de recherches Ă  effectuer en terme de musicalitĂ©, rythme,….la structure permet aussi de rendre plus comprĂ©hensif le jeu au didgeridoo
.

    et MĂȘme en impro , je dirai, car une part de nous s’appuiera sur son socle technique
.. inconsciemment 
..

    bise normande,
    Olivier

    1. Oui je te rejoins lĂ -dessus Olivier, toutes formes de construction de morceau est la bienvenue, que ce soit par Ă©crit ou autrement d’ailleurs.

      Il y aurait beaucoup de choses Ă  faire pour dĂ©velopper ça, comme des analyses de morceaux (pas forcĂ©ment didgeridoo). Encore un peu d’eau Ă  notre moulin ! 😉

  2. Salut, super podcast !!! Je suis tout Ă  fait d’accord avec le piĂšge du son continue, trop de joueurs pensent qu’il faut du son tout le temps hors le son est mis en valeur par le silence (soupir)
    La voie est une des choses qui envoûte les gens mais il y a aussi les vibrations, battements qui nous touche énormément !!
    Phillip perris nous avait dit que les battements du cƓur Ă©taient trĂšs importants, je suis bien d’accord, j’aime essayer de jouer avec, c’est le cĂŽtĂ© Ă©motionnel et comme tu dit il y a le cĂŽtĂ© intellectuel, qui dĂ©cortique analyse, c’est un subtil mĂ©lange des deux. Sans technique on ne peut pas exprimer pleinement toute l’Ă©motion.

    Des artistes comme Si Mullumby ou Markus Meurer, Gauthier, m’ont beaucoup aidĂ© Ă  aimer des jeux plus dĂ©couper, saccadĂ©e. Je pense qu’il faudrait plus vĂ©hiculer les artistes didge existants et toute la richesse de leurs styles. j’ai beaucoup appris en Ă©coutant beaucoup de groupes et de joueurs de didge (que je continue d’Ă©couter, 3ple D, Gauthier, zalem, wild marmelade,airtist, ondrej smeykal, etc.) mĂ©langeons les genres, les instruments 😁, aprĂšs il ne faut pas Ă©couter que ça 😀

    En tout cas super idee ce site, les podcast, Gauthier, un grand bravo 👏 😁

  3. Hello ! le sujet fais débat et merci pour ce podcast un peu plus « couillu » !

    Gauthier si je t’avais Ă©cris en message privĂ© c’était pour exprimer un lĂ©ger dĂ©calage de ce podcast, j’avais bien compris que tu parlais des groupes et non du festival mais ça dĂ©notais par rapport a cette « non » prĂ©sence, mais ce n’est pas grave !!!

    Pour rĂ©pondre a ta question est ce que les joueurs de didgs Ă©coutent encore du didg je te dirais oui 😉
    (mĂȘme si je n’en joue plus !)
    Mais les annĂ©es de dĂ©couverte de cet instrument est derriĂšre nous et l’oreille beaucoup plus affutĂ© est peut ĂȘtre plus exigeante et ce lasse peut ĂȘtre de chose trop souvent entendues.

    L’instrument Ă©volue, son style aussi, et il continueras d’évoluer sous une autre forme…Ou reviendras peut etre a des choses connues comme dans certains cycles musicaux.
    Si tu as une Delorean dans ton garage je t’invite a aller 50 ans en avant pour voir ce qu’il s’y passe autour du didgeridoo !

    J »écoute encore et toujours Resonance « Organic Dance Didjeridu » cet album est pour moi le coté brut et sans concession du didgeridoo, les phrasé et les compos sont « rentre dedans » tous en restant technique. 2/3 morceaux sont plus planant.

    Dans un autre registre j’écoute le dernier album de Didgital, le didg a sa place en restant pas trop en avant, le groove prend le pas sur les compos ce qui donne un ‘corps » bien homogĂšne !

    CotĂ© percussif l’album de Somogo ‘Pulsion » est super cool a Ă©couter, mais cet album me plait car les compos sont plus axĂ©s sur la percussion et que je suis percussionniste.

    Le didgeridoo qu’il soit mis dans un style de musique X ou Y est trop souvent sous mixĂ© et trop souvent l’auditeur moyen n’y fait pas attention, ou peu. Peut etre que je me trompe et que ce n’est plus le cas, mais il n’a pas trouvĂ© sa « vraie » place en tans que tel (?). « L’avenir nous diras marty ! »

    Avec Puls’n’wood a notre sortie de notre 1er CD Afromosia j’étais bien conscient que 12 titres de didgeridoo / percussions de notre style n’allait pas plaire a tous le monde, ce cotĂ© rythmique ultra prĂ©sent peut ĂȘtre indigeste pour certaines oreilles ! L’idĂ©e d’y apporter de la mĂ©lodie fait son chemin…pour que l’oreille retienne une tourne et qu’elle puisse rester en tĂȘte.

    En festival il y a de tres bonnes choses, mais en effet on reste dans un style « actuel' » qui peut lasser a la longue, perso et je vais peut etre me prendre des coups de pieds aux fesses mais je n’ai plus l’oreille aussi charmĂ©e qu’avant d’entendre du Hang, et meme si il y a de la mĂ©lodie dans ce instrument il est bien souvent jouĂ© comme une percussion et non comme un instrument mĂ©lodique, ce qui donne des compos avec pleins de notes dans tous les sens au nom du « Whaaaa c’est beau… »

    Comme dit dans le podcast le didg contemporain est encore jeune, il trouvera une nouvelle voie ou plusieurs dans le temps, Zalem en fait pas mal expérience avec son set solo.
    Les idées ne manquent pas, il faut juste lui donner du temps !

    Et puis en mĂȘme temps…si tous le monde s’en fou du didg moi ça ma va, çà en fait plus pour nous !

    1. HĂ©hĂ©, salut coco ! 😉

      T’as vu ce podcast dĂ©dicace ! Je ne peux rĂ©pondre de suite Ă  ton commentaire car la Delorean est en bas, Maurice est au volant đŸ¶, il m’attends. Je vais faire un tour dans 20 ans et je reviens te raconter tout ça. 😜

      En tout cas, je suis globalement d’accord avec ce que tu as dis. Je trouve les commentaires intĂ©ressants et je vois que ça commente sans compter. Ça fait plaisir !

  4. TrĂšs intĂ©ressant ce podcast, comme d’habitude !!
    J’ai un groupe avec didg depuis 1 an et tu rassembles ici quelques questions que l’on se pose rĂ©guliĂšrement.
    – La place du didg (premier plan ? ArriĂšre plan ? …)
    – le manque de technicitĂ© musicale traditionnelle.
    – le cĂŽtĂ© effectivement envoĂ»tant et impressionnant du dĂ©but et lassant et pesant au fur et Ă  mesure. (Et ce dernier est ultra complexe Ă  accepter pour les joueurs de didg passionnĂ©, j’en ai fait l’expĂ©rience en parlant Ă  d’autre joueurs)

    J’amĂšne ici une rĂ©flexion que m’est venue en rĂ©pĂ©tition, n’est on pas un peu prisonnier de notre souffle continue ?
    Bien sur c’est une technique absolument dingue qui est mĂȘme devenue un rĂ©fĂ©rentiel de niveau de pratique (Genre : tu le fait = tu joue bien / tu le fait pas = tu est pas au niveau ). C’est cool et envoĂ»tant…ect
    Mais selon moi jouer le didig en permanence n’est pas la meilleure idĂ©e qui sois, (d’ailleurs les mix des groupes intĂ©grant du didg ne mette pas franchement notre instrument en valeur gĂ©nĂ©ralement). Peu t’ĂȘtre gagnerais on a faire un peu du vide dans ce bourdon qui selon moi est le principal souci.
    On pourrait peu t’ĂȘtre dĂ©velopper les techniques qui suppriment le bourdon!

    Pour mon cas de mon groupe en tout les cas je le voie en 2 approches:

    – le didg BASSE : complĂšte ou remplace la basse. le didg est plutĂŽt continue et redondant mais il aurait une place dans le mix plus minime que les autres instrus !
    – le didg SOLO : Qui pour le coup serait comme le sax, trĂšs prĂ©sent quand il intervient pour souligner une partie, mais absent du reste du morceau.

  5. Merci d’avoir lancĂ© ce thĂšme. De mon cotĂ©, je me dis que le didgeridoo est un instrument rythmique, mĂ©lodique et vibratoire. Je n’Ă©coute pas beaucoup de disque de didgeridoo mais j’adore l’entendre en live pour son effet physique.
    Je vois qu’une branche de la musique contemporaine se dirige vers le drone et les musiques rĂ©pĂ©titives (eliane radigue, LaMonte Young, Steve Reich, Philip Glass), et que les musiques Ă©lĂ©ctroniques ont beaucoup de point commun avec le didgeridoo, le retour Ă  la mode du synthĂ©tiseur modulaire montre que l’on recherche de plus en plus les modulations sonores ce que permet le didgeridoo. Je l’imagine plus dans ce contexte qui n’est pas encore grand public, il est vrai mais qui est trĂšs crĂ©atif et trĂšs hip !

  6. Merci beaucoup pour ce podcast Gauthier !!!

    Une rĂ©flexion me vient…
    J’ai l’impression que le didgeridoo est l’Ă©quivalent du rappeur… Toujours la mĂȘme note, pas beaucoup de mĂ©lodies et surtout un flow rythmique…

    Et le rappeur a rĂ©ussi Ă  sortir de son carcan, en s’associant Ă  d’autres styles musicaux.

    Je pense qu’il ne faut pas rĂȘver… MĂȘme Avec de la voix le didgeridoo ne sera pas mĂ©lodique.

    Par contre il peut s’associer Ă  d’autres instruments et c’est lĂ  qu’il faut qu’il mette Ă  mon avis de cĂŽtĂ© ce fameux souffle continu…

    bizouuuuuu

    Ps…: ce que fait zalem avec son set solo fait bien bouger les foules en tous cas…

    https://vimeo.com/349121665/6db51243d5

    1. « Ps
: ce que fait zalem avec son set solo fait bien bouger les foules en tous cas  »
      Effectivement, je ne dis pas que le didgeridoo n’a pas de public. 😉 Je dis juste que je reste persuadĂ© que l’on peut faire encore mieux que ce que l’on fait actuellement. 🙂

      En revanche, pour le souffle continu, c’est sĂ»r qu’il y a quelque chose Ă  faire, ou plutĂŽt Ă  supprimer. 😉

  7. Bonjour
    Il faudrait aussi parler un peu des petits et lĂ  oĂč il n’y a pas que des fabricants et des potes !
    ÉtĂ© nomade existe depuis 6 ans
    Jamais eu de déficit budgétaire et sans subvention !
    Il y a de la qualitĂ© de la bonne humeur et un bel Ă©tat d’esprit sans parler de l’environnement avec le lac
    Bref …plus de 300 personnes entrĂ©e libre 6 concerts et ateliers …
    Personne n’en parle !
    😉

    1. Salut Graoul !
      Effectivement, j’ai entendu par Othello qu’ÉtĂ© Nomade Ă©tait sympa. J’avais rĂ©pondu Ă  ton mail et tes messages sur messenger mais sans rĂ©ponse de ta part. N’hĂ©site pas Ă  revenir vers moi, ce sera avec plaisir d’Ă©changer.

  8. Bonjour,
    J’ai bien Ă©coutĂ© le podcast. Je ne vais pas faire un grand discours, car j’ai commencĂ© la pratique de l’instrument depuis trĂšs peu de temps … je n’ai pas encore sorti un son … 🙂
    Je voulais juste dire que, contrairement Ă  la majoritĂ© des gens Ă  ce qu’il semble ĂȘtre dit, j’adore Ă©couter cet instrument.
    Je trouve qu’il y a plein de rythme intĂ©ressant Ă  l’oreille. Cette musique me fait voyager. Il me suffit de fermer (ou pas) les yeux et je suis parti dans un autre monde.
    Aussi, le didgeridoo, solo ou non, pour moi est loin d’ĂȘtre chiant … 🙂

  9. Clair que je kiffe rarement quand un didgeridoo joue … au delĂ  de la technicitĂ©, c’est la redondance qui me fait fuir …

    le didg a ses contraintes, il faut à mon sens jouer avec ces contraintes pour pouvoir composer de la musique de groupe qui ait du sens et pas qui soit limitée par un des instruments.
    Je joue dans diffĂ©rents groupes avec des instruments parfois (trĂšs) limitĂ©s harmoniquement … que ce soit un accordĂ©on diato qui ne possĂšde pas toutes les notes chromatiques et fait au final tourner en rond sur le plan musical … ou encore les handpans qui ont des gammes diffĂ©rentes mais limitĂ©es sur un seul instrument (la multiplication des instrus peut permettre de « combler’ certains manques) et trop souvent jouĂ© sur un plan rythmique et pauvre ou redondant sur le plan harmonique.

    Pour le didg, je ne connais pas encore assez mais il est clair qu’il est important de le « penser » comme un instrument de musique et de le jouer comme tel … pas que comme un instrument qui permet de faire un bƓuf entre pote ou Ă  jouer tout seul … et rĂ©flĂ©chir comment ouvrir la musicalitĂ© du didg … plusieurs instruments ? techniques rythmique ? harmonique ? facture d’instrument ?
    trouver comment les autres instruments peuvent soutenir, complĂ©ter le morceau. Comment le didgeridoo trouve sa place sans prendre TOUTE la place … C’est en gros un travail musical Ă  faire, tant sur les joueurs de didg que sur les autres musiciens pour intĂ©grer un didg. Un travail d’Ă©coute, de recherche.

    Je suis contrebassiste et limiter l’harmonie est vite ennuyant quand je joue en groupe … au point que j’ai mĂȘme arrĂȘtĂ© les bƓufs, ça tourne trop en rond …
    Perso j’ai un autre exemple qui me vient par rapport Ă  cette Ă©nergie et comment utiliser l’instrument … le djembe … pour avoir fait une tournĂ©e au Burkina Faso, j’ai pu jouer et rencontrer des musiciens impressionnants avec un sens de la place de chacun … le joueur de djembe avait une place, soliste quand il faut envoyer le pĂątĂ© pour les danseurs et une place prĂ©cise sur l’ensemble rythmique du groupe … pas Ă  remplir tout le spectre sonore … ni rester sur le mĂȘme rythme morceau aprĂšs morceau.
    Je croise trop souvent le djembe jouĂ© comme un truc pour non musicien en soirĂ©e autour d’un feu … au dĂ©triment de la musicalitĂ© que ce super instrument peut avoir.

    Les exemples sont nombreux et pour moi au final c’est une question d’Ă©coute et du pourquoi on fait de la musique.

    Bref je pense qu’il y a vraiment une vraie recherche Ă  faire … et qui ne pourra se faire que si les joueurs de didg se pose ce genre de question de leur cĂŽtĂ© et qu’une dĂ©marche se fasse, pour pouvoir accueillir plus facilement aussi sur le plan musical de la part des autres musiciens sans avoir cette rĂ©flexion qui vient « he m..de un didg qui dĂ©barque, je vais encore devoir jouer en RĂ© toute la soirĂ©e, je vais ranger la contrebasse, on va plus m’entendre de toute façon » …… (je vous rassure, c’est souvent le cas avec d’autres instruments justement, et j’ai le souhait de sortir de ça 🙂 )

    Merci Ă  toi de mettre le sujet sur le tapis … 🙂

    1. Merci pour la partage de ta réflexion Tithouan.

      « he m..de un didg qui dĂ©barque, je vais encore devoir jouer en RĂ© toute la soirĂ©e, je vais ranger la contrebasse, on va plus m’entendre de toute façon »

      Ahaha, combien de fois j’ai vĂ©cu en tant que joueur de didge ! Les autres musiciens rangeaient leurs instruments au fur et Ă  mesure. đŸ€­

      1. oui … j’ai de plus en plus une nouvelle approche plus percussive de ma contrebasse, ce qui permet de moins « m’ennuyer », aprĂšs didg et contrebasse, faut jouer finement car les frĂ©quences peuvent se fondre …

  10. En retour sur Nomadidge, je crois qu’il y a un gros problĂšme de communication locale, voire gĂ©nĂ©rale aussi. Et c’est clair que c’est super difficile Ă  mettre en oeuvre. Pour donner une idĂ©e, j’habite Ă  15km et personne n’Ă©tait au courant. Pas d’affiche notamment. À ce stade, c’est une super rencontre de joueurs, avec des supers concerts qui n’ont aucune visibilitĂ© auprĂšs du grand public, mĂȘme sensible Ă  cet instrument. C’est vraiment dommage.

    Pour le reste, effectivement si on oublie la musicalitĂ© et cette recherche de transmission d’Ă©motions, on rĂ©duit le public aux Ă©rudits. C’est sans doute la limite de faire une thĂ©matique instrument plutĂŽt qu’un univers musical. Le rĂȘve ou l’arbre semble dĂ©passer un peu tout ça, non ?

    Merci Gauthier pour la réflexion amenée à la communauté.

    1. Salut Jean-Christophe, je ne sais pas pour L’arbre qui marche mais pour Le rĂȘve de l’AborigĂšne, pense que le public vient surtout pour l’ambiance du festival. D’ailleurs, la plupart des gens qui viennent ont leur place avant de dĂ©couvrir la prog.

      Par contre, le soucis de communication de Nomadidge vient Ă  mon avis du fait que Greg soit seul Ă  organiser. Si tu es dans le coin, je pense qu’il ne sera pas contre d’un coup de main pour poser des affiches et des flyers dans ton coin ! 😉

  11. TrĂšs intĂ©ressante analyse. 🙂 🙂 🙂

    C’est vrai que c’est un courant de technique pure qui dĂ©ferle sur nous avec le Didgeridoo contemporain. Je n’y adhĂšre pas, mais c’est subjectif, bien sĂ»r.
    D’un autre cĂŽtĂ© comme tu le dis, ne faire que de la mĂ©lodie c’est vite ennuyeux.
    Les morceaux de performance technique le sont autant parce que s’il y a du rythme il n’ a pas d’Ăąme dedans, et passĂ© l’effet trance on se retrouve vite devant une mĂ©canique oĂč l’Ă©motionnel manque. 🙂

  12. Je viens d’Ă©couter avec grand intĂ©rĂȘt ce podcast. Je lance une idĂ©e qui, peut-ĂȘtre, est complĂštement absurde mais qu’importe!

    Plus qu’une idĂ©e, c’est une question : est-ce que pour le public « non initié » le didgeridoo n’aurait-il pas plus de succĂšs en tant qu’instrument d’accompagnement?

    Mais, comme tu l’as dit, il faut trouver l’Ă©quilibre. Et ma question ne sous-entend pas qu’il faudrait rĂ©duire le didgeridoo Ă  un rĂŽle d’accompagnement. Il n’y a qu’Ă  t »écouter jouer (et certains autres Ă©galement) en solo pour ĂȘtre convaincu que le didgeridoo Ă  lui seul peut susciter de l’Ă©motion.
    Mais, les gens cherchent-ils de l’Ă©motion? D’ailleurs, que cherchent donc les gens? Oh oh je m’Ă©gare et d’une rĂ©flexion sur le didgeridoo, on peut facilement dĂ©vier sur des questions philosophiques. En fait, le didgeridoo est l’arbre (tek, eucalyptus, agave ou autre!!!) qui cache la forĂȘt de pensĂ©es diverses et variĂ©es. SacrĂ© instrument!
    Et, j’allais oublier, merci pour ce podcast.

    1. Pour moi l’essentiel du problĂšme est la. N’importe quel instrument en solo c’est vite chiant.
      Pour justifier un solo on va trÚs souvent faire de la performance pour impressionner, mais musicalement ca reste ( bien souvent) peu intéressant.

      Qui Ă©coute un album de solo de batterie ou mĂȘme de flute a part des passionnĂ©s?

      Comme tu le dis, dans le didgeridoo , on arrive a un stade ou la technique est trĂšs riche. Les possibilitĂ©s sont infinies, comme pour n’importe quel instrument.

      Je pense qu’il est temps de voir le didgeridoo comme un instrument a part entiĂšre et de le jouer comme tel. L’experimenter dans divers courant musicaux, dans diffĂ©rentes formations…
      Il gagnera en visibilitĂ©, en popularitĂ© et sortira de ce a quoi il est trop souvent cantonnĂ© aujourd’hui ( la zone de confort du didgeridoo ?😅 ).

      1. Je pense moi aussi que c’est ça le coeur du problĂšme. Notre oreille occidentale est globalement peu encline Ă  Ă©couter de la musique jouĂ©e par un seul instrument. C’est encore pire quand l’instrument est monophonique (pas d’harmonie), et pire que pire lorsqu’il est en plus monotonal (toujours la mĂȘme note ou presque). Ce n’est pas pour autant que cet instrument n’a pas sa place dans des compositions de musique actuelle (c’est ce du moins que j’espĂšre en commençant Ă  apprendre cet instrument !). Par exemple en apportant un complĂ©ment rythmique, ou une couleur originale sur certains passages. Mais Ă  mon sens, ce sera toujours difficile de l’imposer, du moins auprĂšs du grand public, comme instrument solo ou mĂȘme comme instrument principal d’une formation ou d’un morceau.

        1. « Mais Ă  mon sens, ce sera toujours difficile de l’imposer, du moins auprĂšs du grand public, comme instrument solo ou mĂȘme comme instrument principal d’une formation ou d’un morceau. »

          Effectivement, c’est un grand dĂ©fi, l’avenir nous dira comment le didgeridoo prendra sa place au sein de la musique. Dans tous les cas, il restera toujours un instrument original.

          Et sinon d’accord avec vous pour l’aspect solo. Je trouve qu’un des seuls instrument qui s’Ă©coute facilement en solo est le piano. J’adore cet instrument, il a tout avec lui !

Laisser un commentaire

X