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Certains joueurs australiens de didgeridoo contemporain ont su développer leur propre style. Voici quelques noms pour votre culture générale ! Le didgeridoo trouve ses origines chez les Aborigènes d’Australie. Cependant, quelques étapes ont permis au didgeridoo contemporain de se faire connaitre à travers le monde. Depuis les années 80, plusieurs joueurs australiens ont participé à ce phénomène. Je vous propose une petite sélection des plus influents d’entre eux. La plupart m’ont bercé (ainsi que toute une génération de joueurs !) aux début des années 2000. Dans cet article, nous ne parlerons donc que du didgeridoo contemporain, le didgeridoo traditionnel viendra plus tard.

Première génération

Mark Atkins

Mark Atkins est descendant du peuple Yamitji. Il fait partie des joueurs de didgeridoo australien les plus connus à travers le monde. Son jeu est puissant, un vrai rouleau compresseur ! Mark Atkins, tout comme Alan Dargin, fait partie de cette première génération de joueurs qui firent évoluer le didgeridoo contemporain. Il n’est pas seulement joueur de didgeridoo mais aussi chanteur, guitariste, compositeur, peintre, conteur… Bref, un artiste très complet. Il eut l’occasion de collaborer avec de grands noms comme Philip Glass, Jimmy Page, Robert Plant…

Alan Dargin

Alan Dargin était originaire de Nouvelle-Galles-du Sud, il est né le 13 juillet 1967 et mort le 24 Février 2008 à Sydney. Son grand-père lui apprit à jouer du didgeridoo dès l’âge de cinq ans. On lui doit quelques techniques maintenant très répandues dans le jeu contemporain. Il a notamment joué avec l’orchestre philharmonique de Vienne et l’orchestre symphonique de Londres. Il a participé aux albums d’artistes tels que Jimmy Page, Robert Plant, Tommy Emmanuel ou Yothu Yindi.
Alan Dargin a été un formidable pont entre le didgeridoo traditionnel et contemporain car lui-même était Aborigène. Il a aussi été acteur et vous l’avez peut être vu sans le savoir dans le film « Priscilla folle du désert » … Il joua aussi devant François Mitterrand lors de la visite du président français en Australie.
Alan Dargin avait une profonde sensibilité. Je me rappelle très bien en 2004 à Airvault où il joua un solo acoustique dans la salle des fêtes devant les centaines de festivaliers venus s’abriter d’un orage qui se déchainait à l’extérieur… Inoubliable moment.

Ash Dargan

Ash Dargan n’a su qu’à l’âge de 21 ans qu’il avait des origines aborigènes (peuple Larakia). Il a appris à jouer du didgeridoo assez tardivement mais cela ne l’a pas empêché de devenir l’un des plus talentueux joueurs de sa génération ! Ash Dargan a été l’un des premiers à jouer des didgeridoos aux sons clairs. Son jeu est basé sur la finesse des harmoniques. Il fût aussi un des premiers à développer des « WA ». Il a, à son actif, une quantité impression-nante d’albums ! Ash, Dust and Dirt est, sans hésitation, la référence de ses albums solo.
Ash Dargan est le joueur qui m’a le plus marqué à mes début. Sa technique était très différente de ce qui se jouait à l’époque. Sa précision et sa fluidité ont beaucoup inspiré de joueurs !

David Hudson

David Hudson vient de la côte Nord Est australienne où il vit encore (Cairns). Il est un descendant de la communauté aborigène Djabugay. Il joue un style à la basse bien présente accompagnée d’harmoniques qui caractérisent son style. David Hudson a collaboré avec des musiciens dans différents styles comme le New age (Ooramin), des sons tribaux (Didgeralia) ou encore de la musique actuelle (Didge Dance).

Charlie Mc Mahon

Charlie Mc Mahon est né en 1951 dans les « Blue Montains ». Il est le fondateur du groupe Gondwanaland et est un des premiers Australiens (non – aborigène) à se professionnaliser dans le didgeridoo. Il a aussi breveté le didjeribone, un des premier didgeridoo à coulisse permettant de s’accorder. Le style de Charlie Mc Mahon est basé sur la musique expérimentale et le mélange du didgeridoo avec des sons synthétiques. Le son est précis, privilégiant les harmoniques plus que les basses.

Adam Plack

Originaire d’Australie, Adam Plack vit actuellement à Los Angeles où il compose et enregistre essentiellement des musiques de films. Il fait partie de la première génération de joueurs, certes un peu moins connue que Mark Atkins ou Ash Dargan. Il a tout de même participé à l’histoire du didgeridoo contemporain. Son style est massif avec des basses très présentes.

Deuxième génération

Si Mullumby

Dans la même veine qu’eMDee, mais se trouvant cette fois à Byron Bay en Australie, Wild Marmelade se compose d’un batteur et d’un didgeridoo. Les compositions qu’ils proposent ont un seul but : vous faire danser ! Si Mullumby est le joueur de didgeridoo de ce duo. Il débute à la même époque que Mark Hoffman (tout comme Ganga Giri) et font tous les trois partie de la deuxième génération de joueurs. Les attaques langue sont beaucoup utilisées et donnent à son style des rythmes saccadés qui suivent le batteur. »

Ganga Giri

Formé au milieu des années 90, Ganga Giri pourrait être défini comme de la techno tribale. Cette musique est faite pour bouger et ça se sent ! Mélangeant des sons éléctro-modernes avec le son du didgeridoo, accompagné de danseurs « tribaux » sur scène, Ganga Giri revendique le côté multi-culturel de son pays qu’est l’Australie.

Xavier Rudd

Xavier Rudd est multi-instrumentiste. Quand il ne chante pas, il joue aussi bien de l’harmonica que du Djembé en passant par la guitare et bien sûr le didgeridoo. Il est influencé par des styles variés comme le Reggae, le Blues, la Funk… Ses albums sont un mélange de tous ces instruments et de tous ces styles musicaux. Réputé pour l’énergie qu’il dégage sur scène il est ce genre de musicien à écouter en live !

Mark Robinson

Mark Robinson est originaire de Darwin. Contrairement aux autres joueurs cités dans cet article, il n’a jamais cherché à faire une carrière professionnelle, ni à se faire connaitre. Ce sont les aléas de la vie qui l’ont amené à vivre en Allemagne quelques années. Durant cette période, il a pu enseigner et répandre son style en Europe, et particulièrement en France. Mark a un style bien a lui, avec des attaques langues marquées à l’extrême. La précision de ses attaques a été pour beaucoup de joueurs une véritable découverte !

Conclusion : les bases du didgeridoo contemporain

Ces joueurs ont posé les premières fondations du didgeridoo contemporain. On peut noter que la première génération a développé un son massif aux harmoniques diffuses. Alors que les attaques langues semblent, quant à elles, commencer à s’imposer avec la seconde génération. Les harmoniques commençant déjà à être moins jouées. Cet éclairage du passé, nous permet de mieux appréhender le développement du didgeridoo contemporain mondial qui se préparait à l’époque !
La suite dans un prochain article !

N’hésitez pas à partager cet article et citer d’autres noms de joueurs qui vous auraient influencés ! 

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